المؤاخاة بين المهاجرين والأنصار
La fraternité entre Mouhâjiroûn et Ansâr
1 H. (622 ap. J.-C.)
Médine
Le Prophète ﷺ instaura un lien unique de fraternité (mou'âkhât) entre les Mouhâjiroûn (les émigrés de La Mecque) et les Ansâr (les secoureurs de Médine). Chaque Ansârî fut jumelé à un Mouhâjir, et les Ansâr partagèrent leurs biens, leurs maisons, offrant même de diviser leurs propriétés à parts égales. La générosité des Ansâr fut si extraordinaire que les Mouhâjiroûn invoquèrent Allah de les en récompenser.
Pourquoi cela compte
Ce fut une innovation sociale révolutionnaire, créant des liens plus forts que ceux du sang, fondés sur une foi partagée. Le désintéressement des Ansâr fut sans précédent : certains offrirent la moitié de leurs biens et proposèrent même de divorcer d'une de leurs épouses pour que leur frère mouhâjir puisse l'épouser, ce qui fut refusé. Allah loua les Ansâr dans le Coran pour leur dévouement désintéressé.
Références coraniques
وَٱلَّذِينَ تَبَوَّءُو ٱلدَّارَ وَٱلْإِيمَٰنَ مِن قَبْلِهِمْ يُحِبُّونَ مَنْ هَاجَرَ إِلَيْهِمْ وَلَا يَجِدُونَ فِى صُدُورِهِمْ حَاجَةًۭ مِّمَّآ أُوتُوا۟ وَيُؤْثِرُونَ عَلَىٰٓ أَنفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌۭ ۚ وَمَن يُوقَ شُحَّ نَفْسِهِۦ فَأُو۟لَٰٓئِكَ هُمُ ٱلْمُفْلِحُونَ
Sourate Al-Hachr, 9
Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s'il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent.